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AMÉNAGEMENT PAYSAGER
De la
couleur pour l'hiver |
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Résumé de la vidéo et
contenu inédit
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Roland Motte (Le journaliste des jardins) est un
jardinier passionné. Auteur de nombreux ouvrages sur le
jardin, il intervient régulièrement à la radio et sur
les réseaux sociaux pour prodiguer ses conseils. Dans
son jardin et sur sa terrasse, au cœur des Vosges, à
proximité de Vittel (88), en France, il teste et observe
ses cultures au quotidien… C’est une vraie philosophie ! |
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Dans cette vidéo, Roland Motte - Le Journaliste des
jardins nous présente quatre plantes et arbustes
décoratifs pour apporter de la couleur au jardin pendant
l'hiver. Découvrez le Nandina domestica et son feuillage
rouge éclatant, la gaulthérie et ses baies rouges
persistantes, ainsi que le Skimmia du Japon et ses
boutons floraux colorés. Le cornouiller à bois rouge
complète ces végétaux grâce à ses branches
spectaculaires qui illuminent les jardins enneigés.
Apprenez à choisir les meilleures expositions, à
préparer le sol et à entretenir ces plantes pour
conserver leurs couleurs hivernales. Des conseils
pratiques pour aménager des massifs, des terrasses et
des balcons colorés pendant toute la saison froide. |
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Contenu de l'article de
la vidéo : |
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Octobre 2026 : |
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Arbustes à baies rouges en hiver : les
meilleures plantes pour un jardin coloré
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Quand l’hiver arrive, le jardin n’est pas condamné à
devenir tout gris ! Même lorsque les températures
chutent, que les fleurs disparaissent et que les arbres
perdent leurs feuilles, certaines plantes continuent
d’offrir un spectacle remarquable. Feuillages rouges,
baies éclatantes, boutons floraux colorés et branches
décoratives permettent de conserver un jardin vivant et
attrayant pendant toute la saison froide.
Roland Motte, Le journaliste des jardins, nous présente
plusieurs arbustes particulièrement intéressants pour
embellir les jardins, les terrasses et les balcons en
hiver. Parmi ses recommandations figurent le Nandina
domestica, le Gaultheria, le Skimmia du Japon et les
cornouillers à bois rouge. Ces végétaux possèdent des
caractéristiques différentes, mais ils ont un point
commun : leur capacité à apporter de la couleur lorsque
la plupart des autres plantes sont au repos.
Découvrons comment choisir ces arbustes décoratifs
d’hiver, quelles conditions de culture leur offrir,
comment les entretenir et surtout comment les associer
pour obtenir un jardin coloré jusqu’au cœur du mois de
janvier. |
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| Le
Gaultheria, parfois appelé gaulthérie |
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Les arbustes décoratifs en hiver : pourquoi les
intégrer au jardin ?
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Un jardin attrayant ne doit pas nécessairement dépendre
des floraisons printanières et estivales. En hiver, les
couleurs proviennent principalement des feuillages
persistants, des fruits décoratifs, des boutons floraux
et des écorces colorées.
Certains arbustes conservent leurs feuilles pendant
toute l’année. D’autres produisent des baies rouges qui
persistent plusieurs semaines, parfois plusieurs mois.
Enfin, certaines espèces perdent leur feuillage à
l’automne et dévoilent des branches rouges
particulièrement spectaculaires.
L’intérêt de ces plantes dépasse leur apparence. Les
arbustes persistants contribuent à structurer les
massifs, tandis que les espèces à fruits peuvent
constituer une ressource alimentaire pour certains
oiseaux, selon les végétaux et les conditions locales.
Pour réussir un aménagement hivernal, il est préférable
de combiner plusieurs types de plantes plutôt que de
miser uniquement sur une espèce. Cette diversité permet
de profiter simultanément de différentes hauteurs,
textures et couleurs. |
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Le Nandina domestica : un bambou sacré au feuillage
rouge éclatant
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Le Nandina domestica, communément appelé bambou sacré,
constitue l'un des premiers choix présentés par Roland
Motte pour apporter de la couleur au jardin pendant
l’hiver.
Malgré son nom, le bambou sacré n’est pas un véritable
bambou. Il appartient à la famille des Berbéridacées et
se distingue par son port élégant, ses feuilles finement
découpées et ses changements de coloration au fil des
saisons.
Son principal attrait hivernal réside dans son feuillage
persistant à semi-persistant qui peut prendre de
magnifiques teintes rouges, pourpres ou écarlates
lorsque les températures diminuent.
Cette coloration dépend de plusieurs facteurs, notamment
de la variété cultivée, de l’exposition au soleil et de
l’intensité du froid. Certaines variétés deviennent
particulièrement rouges en hiver, tandis que d’autres
conservent davantage de nuances vertes. |
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Où planter le Nandina domestica ?
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Le bambou sacré apprécie une exposition ensoleillée ou
légèrement ombragée. Comme le souligne Roland Motte, une
bonne luminosité favorise généralement l’apparition des
couleurs rouges.
Une situation trop ombragée peut limiter l’intensité de
la coloration du feuillage. À l’inverse, dans les
régions où les étés sont très chauds, une légère
protection contre le soleil brûlant peut être bénéfique.
Le Nandina préfère un sol fertile, humifère, frais, mais
surtout bien drainé. Une terre constamment détrempée
risque de provoquer des problèmes racinaires.
Lors de la plantation, l’incorporation de compost mûr
peut améliorer la structure d’un sol pauvre. Il faut
toutefois éviter les apports excessifs d’engrais azotés,
qui favorisent une croissance tendre au détriment de la
résistance générale de la plante. |
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Skimmia japonica |
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Le Nandina domestica en pot sur une terrasse ou un
balcon
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Le bambou sacré peut également être cultivé en
contenant, ce qui en fait une plante intéressante pour
les terrasses et les balcons.
Il convient de choisir un pot suffisamment volumineux,
muni de trous de drainage, et d’utiliser un terreau
adapté aux arbustes.
Pendant la saison de croissance, les arrosages doivent
maintenir une humidité modérée sans saturer le substrat.
En hiver, les besoins en eau diminuent, mais les racines
ne doivent pas se dessécher complètement.
Attention toutefois à la rusticité. Roland Motte évoque
une résistance pouvant atteindre environ -15 °C, mais
cette valeur varie selon les cultivars et les conditions
de culture.
Dans les régions du Québec où les températures
descendent régulièrement sous ce seuil, le Nandina ne
constitue généralement pas un choix fiable pour une
culture permanente en pleine terre. En pot, ses racines
sont encore plus exposées au gel. Une protection
hivernale appropriée ou un hivernage dans un endroit
frais et lumineux, hors des grands froids, devient
nécessaire. |
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Comment entretenir et tailler le bambou sacré ?
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Le Nandina demande relativement peu d’entretien.
Contrairement à plusieurs arbustes ornementaux, il ne
nécessite pas de taille annuelle importante. Il suffit
généralement de retirer les branches mortes, abîmées ou
mal placées.
Une taille excessive risque de dénaturer son port
naturellement élégant.
Il faut également savoir que certaines variétés
produisent des baies rouges décoratives, mais celles-ci
ne doivent pas être consommées. Elles peuvent être
toxiques pour les animaux et les oiseaux. Dans certaines
régions, l'espèce présente aussi un potentiel
envahissant; le choix de cultivars stériles ou sans
fruits est donc préférable lorsque cette plante est
appropriée au climat. |
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Le Gaultheria : un petit arbuste couvre-sol aux
baies rouges
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Le Gaultheria, parfois appelé gaulthérie, constitue une
autre plante intéressante présentée par Roland Motte.
Contrairement au Nandina, qui attire principalement
l’attention par son feuillage, certaines gaulthéries
sont recherchées pour leurs petites baies rouges
particulièrement décoratives.
La gaulthérie couchée, Gaultheria procumbens, est
notamment une espèce basse, persistante et adaptée aux
sols acides. Elle est indigène dans plusieurs régions de
l’est de l’Amérique du Nord, dont le Québec.
Son feuillage vert foncé, parfois teinté de rouge ou de
bronze en hiver, forme un tapis végétal dense. Ses
fruits rouges peuvent persister pendant une partie de la
saison froide lorsqu’ils ne sont pas consommés par la
faune. |
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Un couvre-sol décoratif pour les jardins ombragés
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La gaulthérie convient particulièrement aux petits
espaces, aux bordures de massifs et aux plantations sous
des arbustes plus hauts.
Son développement relativement lent permet de créer
progressivement un couvre-sol naturel.
Elle préfère les endroits mi-ombragés, notamment sous
des arbres laissant filtrer suffisamment de lumière.
Une exposition trop ensoleillée peut provoquer un
dessèchement du feuillage, surtout lorsque le sol manque
d’humidité. |
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Quel sol choisir pour cultiver la gaulthérie ?
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Comme le rappelle Roland Motte, les gaulthéries
cultivées pour leur feuillage et leurs baies apprécient
généralement les terres acides.
Un sol humifère, léger, frais et bien drainé favorise
leur développement.
Dans un sol calcaire, certaines espèces peuvent
présenter des symptômes de chlorose, caractérisés par un
jaunissement du feuillage lié à une mauvaise
disponibilité de certains éléments nutritifs.
Il est donc préférable de vérifier le pH du sol avant la
plantation plutôt que de tenter de corriger constamment
une terre naturellement alcaline.
Un paillis composé de feuilles mortes ou de matériaux
organiques adaptés contribue à préserver l’humidité et à
limiter les variations de température. |
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La gaulthérie en pot
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La culture en pot permet de mettre en valeur les baies
rouges près d’une entrée, sur une terrasse ou dans une
composition hivernale.
Le contenant doit offrir un drainage efficace. Le
substrat doit demeurer légèrement humide, sans
accumulation d’eau.
Pour les climats froids, il faut distinguer les espèces.
Gaultheria procumbens possède une bonne rusticité en
pleine terre, mais certaines gaulthéries ornementales
vendues en jardinerie sont beaucoup moins résistantes.
Même une espèce rustique peut souffrir lorsque ses
racines sont exposées au gel dans un petit pot. |
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Le Skimmia du Japon : des boutons floraux rouges
pendant l’hiver
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Le Skimmia japonica est un arbuste persistant
particulièrement apprécié pour son feuillage vert foncé
et ses boutons floraux colorés.
Roland Motte attire l’attention sur une particularité
intéressante : les petits boutons rouges visibles en
automne et en hiver ne sont pas nécessairement des
baies.
Chez plusieurs cultivars mâles, ce sont les boutons des
futures fleurs printanières qui forment de magnifiques
bouquets rougeâtres.
Cette caractéristique permet de profiter d’un effet
décoratif durable, même lorsque les températures sont
trop basses pour permettre une floraison. |
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Boutons rouges ou véritables baies : quelle
différence ?
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Il est important de distinguer les différentes variétés
de Skimmia.
Les cultivars mâles, notamment certains types
commercialisés pour leurs boutons rouges, produisent des
inflorescences décoratives qui s’ouvrent généralement au
printemps.
Les plants femelles peuvent produire des fruits rouges
lorsque leurs fleurs ont été pollinisées par un plant
mâle compatible situé à proximité.
Ainsi, un Skimmia couvert de boutons rouges ne donnera
pas automatiquement des baies.
Cette distinction est importante lors de l’achat en
jardinerie, particulièrement si l’objectif consiste à
obtenir des fruits décoratifs. |
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Les conditions idéales pour cultiver le Skimmia
japonica
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Le Skimmia apprécie les situations ombragées ou
mi-ombragées.
Comme l’explique Roland Motte, il vaut mieux éviter une
exposition directe au soleil intense de l’après-midi.
Son feuillage persistant peut souffrir des rayons
brûlants, particulièrement lorsque les racines manquent
d’humidité.
Le sol doit être riche en matière organique, frais, bien
drainé et généralement acide à légèrement acide.
Un paillage organique aide à conserver une humidité
régulière.
L’arrosage doit être adapté aux conditions
météorologiques. Il faut éviter autant le dessèchement
prolongé que l’excès d’eau.
Dans les régions aux hivers rigoureux, le Skimmia
japonica présente toutefois une rusticité limitée. Sa
culture extérieure permanente n’est donc pas adaptée à
toutes les régions du Québec. |
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Nandina domestica |
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Entretien du Skimmia : simplicité et précautions
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Le Skimmia demande peu de taille.
Après la floraison, il est possible de retirer les
branches abîmées ou de corriger légèrement sa
silhouette.
Une taille sévère n’est généralement pas recommandée,
puisqu’elle peut supprimer les pousses portant les
futurs boutons floraux.
Les plants cultivés en contenant doivent être protégés
des périodes de gel intense et des vents desséchants.
Un arrosage modéré et un paillis bien réparti autour du
pied permettent de maintenir de bonnes conditions de
croissance. |
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Le cornouiller à bois rouge : des branches
spectaculaires en hiver
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Après les arbustes à feuillage persistant et les plantes
à baies rouges, Roland Motte propose une autre façon
d’apporter de la couleur au jardin : utiliser des
arbustes dont le bois devient particulièrement
décoratif.
Le cornouiller à bois rouge constitue un excellent
exemple.
Contrairement au Nandina, à la gaulthérie ou au Skimmia,
plusieurs cornouillers ornementaux perdent leurs
feuilles à l’automne.
Cette disparition du feuillage révèle alors des tiges
rouges, parfois presque écarlates, qui contrastent
magnifiquement avec la neige.
Parmi les espèces intéressantes figurent Cornus alba,
Cornus sanguinea et Cornus sericea, chacune possédant
des cultivars et des caractéristiques particulières.
Le cornouiller stolonifère, Cornus sericea, est
notamment indigène au Québec et particulièrement
intéressant pour les jardins soumis à des hivers
rigoureux. |
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Où planter un cornouiller à bois rouge ?
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Le cornouiller s’adapte à une grande diversité de sols.
Comme le souligne Roland Motte, il est beaucoup moins
exigeant que plusieurs arbustes de terre de bruyère.
Il préfère généralement les sols frais et suffisamment
fertiles, mais certaines espèces tolèrent également les
terres lourdes et temporairement humides.
Une exposition ensoleillée favorise souvent une
coloration plus intense des jeunes rameaux.
La mi-ombre demeure possible, bien que les couleurs
puissent être moins éclatantes.
Les cornouillers conviennent particulièrement aux grands
massifs, aux haies libres, aux bordures de terrain et
aux plantations situées à l’arrière du jardin.
Ils permettent de créer du volume et d’offrir un
contraste intéressant avec les conifères. |
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Comment tailler le cornouiller pour conserver des
branches rouges ?
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L’un des conseils les plus importants de Roland Motte
concerne la taille.
Les jeunes rameaux présentent généralement les couleurs
les plus vives. Avec les années, les branches
vieillissent, leur écorce devient moins éclatante et
l’effet décoratif diminue.
Pour stimuler l’apparition de nouvelles pousses, il est
possible de rabattre fortement les tiges au début du
printemps, avant la reprise de la végétation.
Roland Motte recommande une intervention importante
environ tous les deux ans.
Cette méthode convient à plusieurs cornouillers
vigoureux bien établis. Toutefois, une taille annuelle
ou bisannuelle très sévère peut réduire la floraison et
la fructification.
Une autre solution consiste à retirer chaque année
environ le tiers des plus vieilles tiges, directement à
leur base.
Cette taille progressive renouvelle le bois tout en
conservant une structure plus naturelle.
Pour un jeune arbuste, il est préférable d’attendre une
bonne implantation avant d’entreprendre des tailles
importantes. |
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Associer les arbustes pour créer un jardin coloré en
janvier
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L’un des principaux messages de Roland Motte est qu’il
n’est pas nécessaire de choisir une seule plante pour
embellir le jardin en hiver.
Au contraire, l’association de plusieurs espèces permet
de multiplier les effets décoratifs.
Le Nandina apporte un feuillage rouge, la gaulthérie
couvre le sol avec ses fruits colorés, le Skimmia
présente ses boutons floraux et le cornouiller crée de
la hauteur grâce à ses branches écarlates.
Dans un climat tempéré adapté à ces espèces, cette
combinaison peut produire un décor particulièrement
intéressant.
Il faut toutefois respecter les besoins de chacune. Le
cornouiller préfère généralement davantage de soleil,
tandis que le Skimmia et la gaulthérie apprécient les
situations plus ombragées et les sols acides.
Il est donc préférable de les répartir selon les
différentes conditions du jardin plutôt que de les
installer systématiquement dans une même plate-bande.
Pour les jardins québécois, les cornouillers rustiques
et la gaulthérie couchée constituent des options
particulièrement intéressantes. Les espèces moins
résistantes peuvent être réservées à des compositions
saisonnières ou à une culture protégée. |
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Cornouiller à bois rouge |
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Créer une composition hivernale en bac sur une
terrasse
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Les plantes décoratives d’hiver peuvent également être
mises en valeur dans des contenants.
Une composition réussie repose sur différentes hauteurs
et textures.
Un arbuste structurant peut occuper le centre ou
l’arrière du pot, tandis que des végétaux plus bas
viennent habiller sa base.
L’ajout de conifères nains, de branches décoratives ou
de végétaux adaptés au froid permet de compléter
l’ensemble.
Le choix du contenant est essentiel. Un pot résistant au
gel, suffisamment profond et muni de trous de drainage
limite les risques de dommages.
Dans les régions froides, les plantes cultivées en pot
doivent généralement posséder une rusticité supérieure à
celle exigée pour une plantation en pleine terre.
Il faut également éviter que les contenants restent
remplis d’eau pendant les périodes de gel et de dégel. |
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Les erreurs à éviter avec les arbustes décoratifs
d’hiver
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La première erreur consiste à choisir une plante
uniquement pour son apparence en jardinerie, sans
vérifier sa rusticité.
Une plante capable de supporter brièvement -15 °C ne
résistera pas nécessairement à plusieurs semaines de
températures beaucoup plus basses.
La deuxième erreur concerne l’exposition. Installer une
plante de sous-bois en plein soleil peut entraîner un
dessèchement important.
À l’inverse, placer un arbuste recherché pour ses
couleurs hivernales dans une ombre trop dense peut
réduire son intérêt décoratif.
La troisième erreur est de négliger le drainage. Les
sols saturés d’eau peuvent endommager les racines,
particulièrement pendant les périodes froides.
Enfin, il faut éviter les tailles systématiques. Chaque
arbuste possède ses propres besoins : le Nandina et le
Skimmia demandent peu d’interventions, tandis que les
cornouillers profitent d’un renouvellement régulier de
leurs tiges.
Un entretien adapté à chaque espèce demeure la meilleure
façon de conserver des plantes vigoureuses et
décoratives. |
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CONCLUSION
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Un jardin coloré en hiver n’est pas réservé aux régions
où les températures restent douces. En choisissant les
bonnes espèces et en tenant compte du climat, il est
possible de conserver un aménagement attrayant même
lorsque la neige recouvre le sol.
Roland Motte, Le journaliste des jardins, nous rappelle
que la beauté hivernale ne dépend pas uniquement des
fleurs. Le feuillage rouge du Nandina domestica, les
baies décoratives des gaulthéries, les boutons floraux
du Skimmia japonica et les branches écarlates des
cornouillers offrent différentes possibilités pour
embellir les massifs, les terrasses et les balcons.
Le secret consiste à associer intelligemment les
couleurs, les hauteurs et les textures, tout en
respectant les besoins particuliers de chaque végétal.
Pour les jardiniers québécois, le choix d’espèces
véritablement rustiques demeure essentiel. Les
cornouillers à bois rouge, notamment les espèces
indigènes, permettent de créer des contrastes
remarquables avec la neige et les conifères.
Avec quelques plantations bien pensées, le jardin peut
ainsi conserver toute sa personnalité pendant la saison
froide et offrir, même au cœur du mois de janvier, un
magnifique spectacle de couleurs. |
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Commentaire du
Journaliste des jardins (Roland Motte) : |
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Roland Motte - Le journaliste
des jardins est un jardinier passionné. Auteur de
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régulièrement à la radio et sur les réseaux sociaux pour
prodiguer ses conseils. Il est également collaborateur
certifié de Jardinage Bricolage Autosuffisance Recyclage
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