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OUTILS DE JARDINAGE : ÉQUIPEMENTS POUR ENTRETENIR SON TERRAIN

 
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Accessoires et outils de jardinage
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Résumé de la vidéo et contenu inédit :
 
Serge Tremblay du Jardin l'Autre Monde, collaborateur certifié de Jardinage Bricolage Autosuffisance Recyclage Québec, est passionné d’arboriculture, de nature et de vie en plein air. Créateur d’un jardin réunissant 279 arbres de 132 espèces, il partage son expérience de la plantation, de la taille et de l’entretien des arbres. Adepte du « fais-le toi-même » (DIY), de la récupération et de l’autoconstruction, il propose une vision simple et créative où les arbres, l’autonomie et le partage occupent une place centrale.
 
 
Dans cette vidéo, Serge Tremblay du Jardin l'Autre Monde nous présente les accessoires, outils et équipements de jardinage qu’il utilise pour entretenir le Jardin l’Autre Monde. Après 24 ans d’aménagement, son terrain comprend un important réseau d’arrosage, des sentiers, des espaces de détente et de nombreux équipements extérieurs. Il nous fait visiter ses trois garages où sont rangés ses outils de jardinage, de menuiserie et de mécanique. Serge explique également comment il entretient et répare lui-même une grande partie de son matériel. Une visite pratique qui démontre comment l’équipement et l’organisation contribuent à devenir plus autonome dans l’entretien d’un grand terrain.
 
 
 
 
Contenu de l'article de la vidéo :
 
Septembre 2026 :
 

Accessoires et équipements pour entretenir un jardin et un grand terrain

 

Les outils et installations de Serge Tremblay du Jardin l’Autre Monde

Quand on regarde un jardin aménagé ou un grand terrain arrivé à maturité, on remarque d’abord les arbres, les plantations, les sentiers et les différents espaces de vie. Pourtant, derrière tout cela se cache une quantité impressionnante d’accessoires, d’outils et d’installations qui permettent d’entretenir le terrain au fil des saisons.

Au Jardin l’Autre Monde, j’ai eu envie de faire l’exercice et de calculer tout ce qui se trouve sur le terrain, sans même compter les arbres. Je dois avouer que le résultat m’a surpris moi-même. Après 24 ans à aménager, construire, réparer et entretenir les lieux, on finit par accumuler beaucoup de matériel.

Mais il faut mettre les choses en perspective : tout cet équipement n’a pas été acheté en une année. Il s’est ajouté progressivement, selon les besoins. Lorsqu’un travail devait être fait et que je n’avais pas l’outil nécessaire, je l’achetais. Au bout de 24 ans, ça finit par représenter un atelier assez impressionnant.

C’est aussi une bonne façon de comprendre ce que signifie réellement l’autonomie lorsqu’on entretient soi-même un grand terrain. Être autonome, ce n’est pas seulement savoir jardiner. Il faut pouvoir arroser, construire, réparer, tailler, transporter, déneiger et parfois même faire de la mécanique.
 
 
Pelles et outils de jardinage accrochés à l'abri de jardin
Pelles et outils de jardinage accrochés à l'abri de jardin
 

173 pieux de cèdre pour aménager le terrain

Parmi les premiers éléments que j’ai comptés, il y a les pieux de cèdre. On en retrouve 173 sur le terrain.

Ça peut sembler énorme, mais lorsqu’un terrain est aménagé progressivement pendant plusieurs années, les besoins s’additionnent rapidement. Les pieux servent à différentes constructions et installations et deviennent une partie de l’infrastructure du jardin.

Le cèdre est particulièrement intéressant à l’extérieur parce qu’il possède naturellement une bonne résistance à l’humidité et à la dégradation. Pour différentes structures de jardin, des clôtures ou des supports, c’est un matériau qui peut durer longtemps lorsqu’il est utilisé correctement.

Sur un grand terrain, il faut surtout penser à long terme. Une installation qui semble petite au départ peut être répétée à plusieurs endroits. C’est ainsi qu’on arrive éventuellement à des quantités importantes.
 
 

Un réseau d’arrosage pour avoir de l’eau partout

L’eau est probablement l’une des infrastructures les plus importantes lorsqu’on entretient un grand jardin.

Au Jardin l’Autre Monde, j’ai environ 375 pieds de boyaux d’arrosage et quatre sorties d’eau réparties à différents endroits sur le terrain. Pour alimenter ces sorties, il y a également environ 545 pieds de tuyaux souterrains.

L’objectif est très simple : lors d’une période de sécheresse, je dois être capable d’amener de l’eau partout sans devoir déplacer constamment des centaines de pieds de boyau.

C’est une chose à laquelle on devrait penser dès la conception d’un grand jardin. Plus le terrain est vaste, plus la distance entre la maison et les plantations devient importante. Une seule sortie d’eau près du bâtiment peut rapidement devenir insuffisante.

Installer plusieurs points d’eau permet de raccourcir les distances d’arrosage, de faciliter le travail et de rejoindre les secteurs éloignés. C’est particulièrement utile pour les nouvelles plantations, qui demandent généralement une surveillance plus attentive de l’humidité pendant leur établissement.

Lorsqu’on installe des conduites souterraines dans un climat comme celui du Québec, il faut évidemment concevoir le réseau en fonction de l’hiver. Selon le type d'installation, il faut notamment pouvoir protéger ou vidanger les conduites exposées au gel. C’est un détail important, parce qu’un système pratique durant l’été peut devenir une source de problèmes au printemps s’il n’a pas été pensé pour notre climat.
 
 

Près de 480 pieds de fils électriques souterrains

L’eau n’est pas la seule infrastructure qui traverse le terrain. Il y a également environ 480 pieds de câblage électrique souterrain pour alimenter les différents bâtiments, notamment le garage et ses annexes.

Sur une propriété comprenant plusieurs bâtiments, avoir accès à l’électricité change énormément les possibilités. On peut utiliser des outils électriques, de l’éclairage et différents équipements sans dépendre constamment de rallonges.

Il faut toutefois faire une distinction importante entre les travaux qu’un propriétaire peut réaliser lui-même et ceux qui doivent respecter les exigences électriques applicables au Québec. Une installation électrique extérieure ou souterraine doit être conçue avec du matériel adapté et conformément aux règles de sécurité en vigueur.

Dans mon cas, ce réseau fait maintenant partie de toute l’infrastructure nécessaire au fonctionnement du terrain..
 
 

Plus de 500 dalles pour aménager les chemins

Les chemins occupent également une place importante au Jardin l’Autre Monde. J’ai compté 517 dalles de béton installées sur le terrain.

Et je le rappelle : tout a été fait à bras.

Quand on installe quelques dalles, ça peut sembler relativement simple. Quand on en installe plusieurs centaines, on comprend rapidement l’importance de préparer correctement le sol.

Un sentier bien construit doit rester stable et permettre de circuler facilement entre les différentes zones du jardin. La préparation de la fondation est donc aussi importante que la dalle elle-même. Un sol mal préparé risque de bouger avec les cycles de gel et de dégel, ce qui peut entraîner des dalles inégales ou instables.

Les chemins ont aussi une fonction pratique. Ils permettent d’accéder aux plantations sans toujours circuler directement sur le sol cultivé. Ils structurent également le terrain et relient les différents espaces entre eux.

Dans un grand aménagement, les sentiers deviennent presque le réseau routier du jardin.
 
 

510 pieds de bordures en béton et en pierre

À cela s’ajoutent environ 510 pieds de bordures de béton et de pierre autour de certaines colonies de cèdres et de différents aménagements.

Les bordures donnent évidemment une finition plus nette, mais leur utilité ne se limite pas à l’esthétique. Elles peuvent aider à délimiter les surfaces, à retenir certains matériaux et à faciliter l’entretien autour des plantations.

Sur un terrain aussi développé, chaque élément finit par jouer plusieurs rôles : pratique, esthétique et parfois même structurel.
 
 
Tondeuse et tracteur à gazon à l'abri
Tondeuse et tracteur à gazon à l'abri
 

Des espaces pour profiter du jardin

Un terrain ne devrait pas seulement être conçu pour travailler. Il faut aussi pouvoir s’y arrêter.

J’ai installé 13 bancs de parc et chaises Adirondack à différents endroits. Leur emplacement permet notamment de profiter des îlots de chaleur et des îlots de fraîcheur selon la température et le moment de la journée.

C’est quelque chose que j’apprécie particulièrement dans l’aménagement d’un terrain. Tous les secteurs ne présentent pas le même microclimat.

Un endroit exposé au soleil peut être très agréable au printemps ou durant une journée fraîche. En pleine chaleur estivale, on recherchera plutôt un endroit ombragé sous les arbres.

Installer des sièges dans différents secteurs permet donc de profiter du jardin selon les conditions du moment plutôt que de concentrer tout l’espace de détente à un seul endroit.

J’ai également deux tables de pique-nique et deux tables de bistro pour manger dehors. Le jardin devient ainsi un véritable milieu de vie plutôt qu’un espace qu’on regarde uniquement depuis la maison.
 
 

Barbecue, grill, four à pain et fumoir : cuisiner dehors

Quand on commence à manger régulièrement à l’extérieur, d’autres équipements viennent naturellement s’ajouter.

On retrouve notamment sur le terrain deux planchas, un barbecue, un grill, un four à pain et un fumoir. Trois poêles à bois sont également installés dans différentes cabanes.

Ces équipements permettent de prolonger l’utilisation du terrain bien au-delà du jardinage. On peut préparer les aliments dehors, recevoir des gens et profiter davantage des installations.

Le four à pain et le fumoir sont particulièrement intéressants dans une approche d’autonomie. Le jardin peut produire une partie des aliments, mais l’autonomie passe également par la capacité de les transformer et de les cuisiner.

Avec les années, le terrain devient donc un ensemble : jardin, atelier, lieu de détente, cuisine extérieure et espace de vie.
 
 

Un garage devenu trop petit

Le garage est probablement l’endroit qui représente le mieux l’évolution du Jardin l’Autre Monde.

À mon arrivée, il y avait le garage central. Avec les années, ce n’était tout simplement plus assez grand. J’ai donc construit une annexe à gauche et une autre à droite.

On se retrouve maintenant avec ce que j’appelle mon « garage triple » : l’annexe gauche, le garage central et l’annexe droite.

Chaque section a progressivement développé sa propre fonction. C’est une façon beaucoup plus efficace d’organiser une grande quantité de matériel que de tout empiler dans un seul bâtiment.
 
 

Le garage central consacré au travail du bois

Le garage central sert beaucoup au travail du bois.

On y retrouve évidemment plusieurs outils : sauteuses, sableuses, pinces, couteaux et différents accessoires nécessaires à la fabrication ou à la réparation.

Je conserve également mes retailles de bois. Je ne jette pratiquement pas de bois utilisable parce que je sais qu’un morceau qui semble inutile aujourd’hui peut servir dans un prochain projet.

Quand on bricole beaucoup, c’est fréquent. On doit remplacer une petite pièce, fabriquer un support ou réparer une structure, et une retaille conservée depuis quelque temps devient exactement le morceau qu’il fallait.

Le rangement devient alors essentiel. Conserver du matériel est utile seulement lorsqu’on est encore capable de le retrouver et de travailler sans encombrer inutilement l’espace.
 
 
 
 

Des outils pour travailler la terre et affronter l’hiver

À l’entrée du garage, on retrouve aussi les outils plus traditionnels : pelles et différents équipements servant à travailler la terre ou à déneiger durant l’hiver.

C’est une réalité incontournable au Québec. Un terrain qui demande beaucoup d’entretien en été ne disparaît pas lorsque la neige arrive.

Les outils doivent donc répondre aux quatre saisons.

Pelles, coupe-glace, souffleuse et autres équipements hivernaux côtoient les outils de jardinage. Certains outils passent plusieurs mois sans servir, mais deviennent indispensables dès que leur saison arrive.
 
 

Les outils pour entretenir les arbres et le jardin

L’annexe de gauche contient une grande partie du matériel consacré à l’entretien extérieur.

Pour les arbres, j’utilise notamment une perche d’élagage qui permet d’atteindre certaines branches en hauteur. On retrouve également des ciseaux, des sécateurs et différents outils de coupe.

Pour l’entretien général du terrain, il y a des équipements électriques et mécaniques, notamment un coupe-bordure, ainsi qu'un appareil pour ramasser les feuilles.

Avec beaucoup d’arbres, la gestion des feuilles devient elle-même une tâche importante. Il faut pouvoir les ramasser, les déplacer ou les valoriser selon leur utilisation dans le jardin.

Le choix entre un outil manuel, électrique ou à moteur dépend surtout de la superficie et de la fréquence d’utilisation. Sur un petit terrain, un outil manuel peut être amplement suffisant. Sur une grande propriété, un équipement motorisé peut économiser énormément de temps et d’efforts.
 
 

Le tracteur à pelouse : un équipement essentiel sur un grand terrain

Le tracteur à pelouse fait partie des équipements les plus importants pour l’entretien du terrain.

Le mien m’a justement lâché récemment. Je l’ai réparé moi-même et il fonctionne maintenant très bien.

C’est représentatif de ma façon de travailler. J’essaie de faire le maximum moi-même, y compris une partie de la mécanique.

Cette capacité de réparer ses équipements est importante lorsqu’on recherche davantage d’autonomie. Une panne n’oblige pas nécessairement à remplacer une machine complète. Parfois, une réparation relativement simple peut prolonger sa durée de vie de plusieurs années.

Il faut évidemment connaître ses limites. Certaines réparations exigent des connaissances particulières ou du matériel spécialisé. Mais apprendre l’entretien de base de ses machines permet déjà d’éviter beaucoup de problèmes et de dépenses inutiles.
 
 

Une brouette qui reste indispensable

Au milieu de tous les outils motorisés, il y a aussi un équipement extrêmement simple qui reste indispensable : la brouette.

Terre, compost, bois, pierres, feuilles, outils ou matériaux de construction : lorsqu’on entretient un terrain, il y a toujours quelque chose à transporter.

C’est justement ce mélange entre outils très simples et équipements plus spécialisés qui caractérise un atelier réellement fonctionnel. La technologie ne remplace pas nécessairement les outils traditionnels. Elle vient plutôt les compléter..
 
 
Outils et accessoires pour le jardin bien classés
Outils et accessoires pour le jardin bien classés
 

Une annexe consacrée au rangement et aux équipements saisonniers

L’annexe de gauche sert beaucoup au remisage. Quand on entretient un grand terrain au Québec, on finit nécessairement par avoir des équipements qui ne servent que pendant une partie de l’année.

La souffleuse en est un bon exemple. Pendant l’été, elle doit être rangée de façon à ne pas nuire aux travaux de jardinage. À l’inverse, lorsque l’hiver arrive, ce sont certains équipements estivaux qui peuvent être remisés.

J’y conserve également du bois pour l’hiver, différents outils mécaniques, du matériel d’entretien et plusieurs accessoires qui servent selon les travaux du moment.

Il y a aussi le Jeep, qui est davantage là pour avoir du plaisir pendant l’été. Parce qu’un terrain comme celui-là ne doit pas seulement représenter du travail. Il faut aussi prendre le temps d’en profiter.
 
 

Affûter et entretenir ses outils pour les conserver longtemps

Parmi les équipements que j’utilise, on retrouve également différents outils pour l’affûtage, notamment des meuleuses.

Quand on utilise régulièrement des outils de coupe, l’affûtage devient important. Une lame ou un outil bien affûté demande généralement moins d’effort et permet de travailler plus proprement.

C’est particulièrement vrai pour les outils utilisés sur le bois et pour certains outils de jardinage. Un outil qui coupe mal nous oblige souvent à forcer davantage, ce qui rend le travail moins agréable et peut donner un résultat moins précis.

Il faut toutefois respecter les angles d’affûtage recommandés pour chaque outil et éviter de retirer inutilement trop de métal. Lorsqu’on ne maîtrise pas l’affûtage d’une lame particulière, mieux vaut apprendre la bonne technique avant de commencer.

Entretenir ses outils fait partie de l’autonomie. Acheter un bon outil pour ensuite le laisser rouiller ou travailler continuellement avec une lame émoussée n’est pas très rentable.

Nettoyage, affûtage, lubrification et rangement au sec peuvent prolonger considérablement la durée de vie du matériel.
 
 

L’annexe de droite : l’espace consacré à la mécanique

La troisième partie du garage, l’annexe de droite, est davantage consacrée à la mécanique.

On y retrouve notamment un compresseur, des huiles, différents outils, des douilles, des clés, des outils à chocs, des polisseuses, des torches et plusieurs accessoires nécessaires aux réparations.

Quand on décide de faire beaucoup de choses soi-même, on découvre rapidement qu’il faut être équipé.

Prenons simplement les douilles et les clés. Il existe tellement de dimensions et de configurations différentes qu’un seul petit ensemble ne suffit pas toujours. On achète souvent un ensemble complet parce qu’on a besoin de quelques dimensions particulières.

C’est ce qui explique pourquoi, après plusieurs années, on finit par posséder beaucoup de clés et de douilles. Je ne me suis probablement pas servi de chacune de mes clés aussi souvent, mais je peux dire que je suis équipé pour pratiquement toutes les situations qui se présentent ici.

Et lorsqu’une réparation arrive, c’est là qu’on apprécie vraiment d’avoir le bon outil..
 
 

Le compresseur : un outil polyvalent dans un atelier

Le compresseur fait partie des équipements très pratiques lorsqu’on fait soi-même de la mécanique et différents travaux d’entretien.

Selon les accessoires qu’on possède, l’air comprimé peut servir à plusieurs tâches. Il peut notamment alimenter certains outils pneumatiques ou être utilisé pour différents travaux d’entretien.

Comme pour tous les équipements sous pression, il faut cependant l’utiliser correctement. L’entretien du compresseur, la vérification de son réservoir et le respect de sa pression maximale sont essentiels.

Dans un atelier bien organisé, le compresseur devient rapidement un outil polyvalent plutôt qu’un équipement réservé uniquement à la mécanique automobile.
 
 

Une laveuse à pression pour les travaux extérieurs

J’ai également une laveuse à pression.

Sur un grand terrain, elle peut être utile pour nettoyer certaines surfaces et certains équipements. On peut notamment l’utiliser sur des surfaces compatibles comme certaines dalles ou certains équipements extérieurs.

Il faut cependant comprendre qu’une laveuse à pression peut être très agressive. Plus on rapproche la buse de la surface, plus le jet devient puissant. Une pression excessive peut endommager le bois, certaines surfaces peintes ou des matériaux plus fragiles.

Comme pour beaucoup d’outils, la puissance n’est pas toujours la solution. Il faut surtout utiliser la bonne pression et la bonne méthode pour le travail à effectuer.
 
 

Des sangles, rampes et échelles pour les travaux occasionnels

On retrouve également dans l’atelier des sangles, des rampes et plusieurs échelles.

Ce sont des accessoires qu’on n’utilise pas nécessairement chaque jour, mais qui deviennent extrêmement utiles lorsque vient le temps de déplacer, transporter ou atteindre quelque chose.

Les sangles peuvent servir à sécuriser du matériel pendant un transport ou à stabiliser certains objets. Les rampes facilitent le déplacement de certains équipements roulants et les échelles permettent d’accéder à différentes structures.

Sur un terrain avec des arbres et plusieurs bâtiments, les travaux en hauteur reviennent régulièrement. Il faut cependant être particulièrement prudent. Une échelle doit être installée sur une surface stable et utilisée selon les recommandations du fabricant.

Pour les travaux importants dans les arbres, surtout près des fils électriques ou lorsqu’il faut grimper, l’intervention d’un professionnel qualifié demeure la solution appropriée.
 
 

Chauffer l’atelier pour travailler pendant l’hiver

Dans l’annexe mécanique, j’ai également de quoi chauffer pendant l’hiver.

C’est important lorsqu’on veut continuer à bricoler ou à réparer des équipements pendant la saison froide. Un atelier utilisable en hiver permet justement de profiter de cette période pour effectuer certains travaux d’entretien avant le retour du printemps.

J’utilise notamment le chauffage au bois dans certains espaces. J’ai aussi un appareil de chauffage qui peut servir à préchauffer l’atelier.

Avec n’importe quel appareil de chauffage à combustion, la ventilation, l’évacuation adéquate des gaz et la prévention des incendies sont évidemment essentielles. Dans un garage où peuvent se trouver carburants, huiles et autres produits inflammables, il faut être particulièrement vigilant.

L’objectif n’est pas simplement d’avoir chaud. Il faut pouvoir travailler dans un environnement sécuritaire.
 
 

Entretenir et réparer plutôt que remplacer

Un des principes importants derrière tout cet équipement est justement la réparation.

Mon tracteur à pelouse est tombé en panne et je l’ai réparé moi-même. C’est quelque chose que je fais régulièrement lorsque mes connaissances et mes outils me permettent d’effectuer le travail correctement.

Réparer un équipement peut être beaucoup plus économique que de le remplacer. C’est également une façon de prolonger sa durée de vie et d’éviter de jeter une machine qui peut encore servir pendant plusieurs années.

Mais l’autonomie ne signifie pas qu’il faut absolument tout réparer soi-même.

Il faut connaître ses limites. Certains travaux demandent des connaissances spécialisées ou présentent des risques importants. L’objectif est plutôt de développer progressivement ses compétences et de devenir capable d’effectuer davantage de travaux courants.

Avec les années, on apprend. On accumule des outils, mais surtout de l’expérience.
 
 
Organisation et maximisation de l'espace au cabanon
Organisation et maximisation de l'espace au cabanon
 

Acheter les outils progressivement selon ses besoins

Quand on regarde mes trois garages aujourd’hui, ça peut paraître énorme.

Il faut cependant comprendre une chose importante : je n’ai pas acheté tout ça en une année.

J’accumule mes outils et mes équipements depuis environ 24 ans.

Ma façon de fonctionner est assez simple. Quand j’ai besoin d’un outil pour effectuer un travail et que je ne l’ai pas, je vais l’acheter. Ensuite, je le conserve et il pourra servir pour les prochains projets.

C’est comme ça qu’un atelier se construit.

Je ne conseillerais pas à quelqu’un qui commence à jardiner d’essayer de reproduire immédiatement un garage comme le mien. Ce serait coûteux et probablement inutile.

Il vaut beaucoup mieux commencer avec les outils essentiels correspondant à son propre terrain, puis compléter son équipement selon les travaux réellement effectués.
 
 

Quels outils de jardinage acheter en premier?

Pour quelqu’un qui commence à aménager et entretenir son terrain, les besoins sont évidemment beaucoup plus modestes.

Quelques bons outils manuels permettent déjà de réaliser énormément de travaux : une pelle, un râteau, une brouette, un sécateur et les outils adaptés aux cultures et aux aménagements présents sur le terrain.

Pour l’arrosage, un boyau de bonne longueur avec des raccords fiables peut suffire au départ. Plus tard, si le terrain devient important, on peut ajouter des points d’eau ou développer un système plus élaboré.

Même principe pour les outils électriques ou motorisés.

Un petit terrain ne nécessite pas nécessairement un tracteur à pelouse ou une grande quantité d’équipements mécaniques. Il faut adapter l’achat à la superficie, à la fréquence d’utilisation et au type de travaux effectués.

Le meilleur outil n’est pas nécessairement le plus gros ou le plus cher. C’est celui qui répond réellement au besoin.
 
 

Organiser ses outils par fonction

Avec beaucoup de matériel, l’organisation devient presque aussi importante que les outils eux-mêmes.

C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles mes trois sections de garage ont développé des fonctions différentes. Le garage central est principalement associé au travail du bois, une annexe accueille beaucoup d’équipements d’entretien et de remisage, tandis que l’autre est davantage consacrée à la mécanique.

Cette organisation évite de chercher constamment les outils.

Quand on travaille sur un projet, perdre 20 minutes à chercher une clé ou un sécateur devient rapidement frustrant.

Regrouper les outils par fonction est donc une méthode très efficace : jardinage avec jardinage, mécanique avec mécanique, menuiserie avec menuiserie.

On peut ensuite adapter le rangement à la fréquence d’utilisation. Les outils utilisés chaque semaine devraient être facilement accessibles. Ceux qui servent une ou deux fois par année peuvent être rangés plus loin ou en hauteur.
 
 

Conserver les matériaux qui peuvent encore servir

Je conserve aussi beaucoup de retailles de bois.

Je n’aime pas jeter un morceau de bois qui peut encore avoir une utilité. Quand on construit et qu’on répare beaucoup de choses soi-même, ces retailles finissent régulièrement par servir.

Évidemment, il faut garder un certain équilibre. Conserver absolument tout peut rapidement transformer un atelier en entrepôt où il devient impossible de travailler.

Je conserve surtout ce que je pense pouvoir réutiliser.

Cette façon de faire s’inscrit bien dans une approche d’autonomie et de réemploi. Avant d’acheter un nouveau morceau de matériau, on peut vérifier ce qu’on possède déjà.
 
 

Les loisirs ont aussi leur place sur le terrain

Il y a beaucoup d’outils au Jardin l’Autre Monde, mais il faut aussi avoir du plaisir.

J’ai donc un coin consacré aux jeux et aux loisirs avec notamment un jeu de poches, un jeu de croquet et des raquettes.

Et dans le garage, il y a quelque chose d’un peu moins traditionnel : un cinéma maison d’été avec un écran de 120 pouces.

À la fin de la saison, il faut évidemment commencer à ranger tout ça avant l’arrivée du froid.

Pour moi, cet aspect est important. On travaille beaucoup pour aménager un terrain, mais il faut prendre le temps d’en profiter.

C’est la même logique derrière les bancs, les chaises Adirondack, les tables de pique-nique, les espaces pour cuisiner et les différents endroits aménagés sur le terrain.

Le jardin n’est pas seulement un endroit où on travaille. C’est aussi un endroit où on vit.
 
 

Un grand terrain demande une infrastructure adaptée

Quand on additionne tout ce qu’on retrouve au Jardin l’Autre Monde, on comprend rapidement que l’entretien d’un grand terrain dépasse largement la tonte de la pelouse et l’arrosage des plantes.

Il y a 173 pieux de cèdre, 375 pieds de boyaux d’arrosage, quatre sorties d’eau, environ 545 pieds de conduites souterraines pour l’eau et près de 480 pieds de câblage électrique souterrain.

À cela s’ajoutent 517 dalles de béton formant les chemins et environ 510 pieds de bordures de béton et de pierre.

Il y a aussi les espaces de détente, les installations pour cuisiner dehors, les bâtiments, les outils de jardinage, les équipements mécaniques et tout ce qui est nécessaire pour entretenir les arbres et les différents aménagements.

Ces chiffres montrent surtout une chose : un grand jardin se construit progressivement.

On commence avec un besoin. Puis un deuxième. On ajoute un chemin, une sortie d’eau, un outil ou un bâtiment. Quelques années plus tard, tout cela forme une véritable infrastructure.
 
 

L’autonomie au jardin a un prix

Je le dis souvent : l’autonomie a quand même un certain prix.

Et ce prix, c’est notamment d’être équipé.

Si je suis capable aujourd’hui d’effectuer énormément de travaux moi-même, c’est parce que j’ai les outils nécessaires et parce que j’ai développé mes connaissances pendant plusieurs années.

Mais il ne faut pas confondre autonomie et accumulation.

Posséder 100 outils dont on ne se sert jamais n’apporte pas beaucoup d’autonomie. Ce qui compte, c’est d’avoir les outils adaptés aux travaux que l’on réalise réellement et de savoir s’en servir.

Dans mon cas, j’utilise pratiquement tout mon matériel. Certains outils servent évidemment plus souvent que d’autres, mais chacun correspond à un besoin rencontré au fil des années.

L’investissement devient alors plus facile à justifier parce qu’un bon outil peut servir pendant très longtemps.
 
 

Les connaissances sont aussi importantes que les équipements

Les outils ne font pas tout.

On peut posséder le meilleur atelier du monde et être incapable de réparer une machine ou de construire correctement une structure si on ne sait pas comment utiliser son matériel.

L’autonomie se développe donc autant par les connaissances que par l’achat d’équipement.

Chaque projet permet d’apprendre quelque chose : travailler le bois, entretenir une machine, affûter un outil, aménager un sentier, installer un système d’arrosage ou comprendre le fonctionnement d’un équipement.

Après 24 ans, l’expérience accumulée devient probablement encore plus importante que la quantité d’outils dans le garage.

Et c’est peut-être le principal conseil que je donnerais à quelqu’un qui veut devenir plus autonome : commencer avec ce qu’on possède, apprendre à bien l’utiliser et progresser selon ses besoins.
 
 

CONCLUSION

Quand je regarde aujourd’hui tout l’équipement du Jardin l’Autre Monde, je comprends pourquoi le nombre d’outils et d’installations peut impressionner. Trois sections de garage, des centaines de pieds de conduites d’eau et de câblage, plus de 500 dalles, des centaines de pieds de bordures, des équipements de jardinage, de menuiserie et de mécanique : ça représente beaucoup de matériel.

Mais tout cela raconte surtout 24 années d’aménagement, d’entretien, de bricolage et de projets réalisés progressivement.

Je ne me suis jamais dit qu’il fallait acheter tous les outils possibles. J’ai plutôt acheté les outils lorsque j’en avais réellement besoin. Avec les années, les besoins se sont multipliés et l’atelier s’est développé avec le terrain.

C’est cette approche que je trouve la plus logique. Pour entretenir un jardin ou un grand terrain, il faut s’équiper selon sa réalité. Un petit jardin peut fonctionner avec quelques bons outils. Un terrain beaucoup plus vaste, avec des arbres, plusieurs bâtiments, des sentiers et différents aménagements, demande nécessairement davantage de matériel.

L’important est surtout de choisir des outils utiles, de bien les entretenir, de les réparer lorsque c’est possible et d’apprendre progressivement à effectuer davantage de travaux soi-même.

Parce qu’au fond, l’autonomie n’est pas seulement une question de posséder des outils. C’est la capacité de comprendre son terrain, de trouver des solutions et d’être capable d’agir lorsqu’un problème se présente.

Oui, l’autonomie a un certain prix : il faut être équipé. Mais lorsqu’on possède les bons outils, qu’on sait les utiliser et qu’on acquiert de l’expérience année après année, on devient réellement plus autonome pour entretenir son jardin, ses arbres et son terrain.

Et après tout le travail, il ne faut surtout pas oublier une chose : s’asseoir quelque part dans le jardin et prendre le temps d’en profiter.
 
 
 
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Serge Tremblay est passionné d’arboriculture, de nature et de vie en plein air depuis plus de 20 ans. Titulaire d’un baccalauréat en psychologie et d’une maîtrise en éducation, il est créateur du Jardin l’Autre Monde, qui rassemble 279 arbres de 132 espèces. Adepte du « fais-le toi-même » (DIY), il est également collaborateur certifié de Jardinage Bricolage Autosuffisance Recyclage Québec.
 
 
 
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  Serge Tremblay du Jardin l'Autre Monde et collaborateur de Jardinage Bricolage Autosuffisance Recyclage Québec, nous explique xxx.
   
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