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PLANTER EN AUTOMNE
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vivaces pour ombre et soleil |
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Résumé de la vidéo et
contenu inédit
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Roland Motte (Le journaliste des jardins) est un
jardinier passionné. Auteur de nombreux ouvrages sur le
jardin, il intervient régulièrement à la radio et sur
les réseaux sociaux pour prodiguer ses conseils. Dans
son jardin et sur sa terrasse, au cœur des Vosges, à
proximité de Vittel (88), en France, il teste et observe
ses cultures au quotidien… C’est une vraie philosophie ! |
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Dans cette vidéo, Roland Motte - Le Journaliste des
jardins nous explique pourquoi l’automne est une
excellente période pour planter des vivaces au jardin.
Il présente des plantes adaptées à la mi-ombre comme
l’anémone du Japon et le liriope muscari. Pour les
emplacements ensoleillés, il conseille notamment les
asters et le sédum ou orpin. Il explique également
comment préparer le trou, installer correctement la
motte, pailler et arroser après la plantation. Des
conseils pratiques pour réussir ses plantations de
vivaces et prolonger les floraisons jusqu’aux premières
gelées. |
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Contenu de l'article de
la vidéo : |
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Août 2026 : |
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POURQUOI L’AUTOMNE EST UNE EXCELLENTE SAISON
POUR PLANTER LES VIVACES
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Après les fortes chaleurs de l’été, on pourrait croire
que le jardin commence tranquillement à s’endormir.
Pourtant, c’est souvent tout l’inverse qui se produit.
Avec le retour de températures plus douces et de pluies
plus régulières, le jardin retrouve un second souffle.
Pour le jardinier, cette période est particulièrement
intéressante : l’automne est l’une des meilleures
saisons de l’année pour planter de nombreuses plantes
vivaces.
La raison est assez simple. Même si les températures de
l’air commencent à diminuer, la terre conserve encore
une bonne partie de la chaleur accumulée pendant l’été.
Les racines des plantes nouvellement installées peuvent
donc continuer à se développer. En même temps, les
précipitations deviennent généralement plus fréquentes
et l’évaporation est moins importante qu’en pleine
chaleur estivale.
Une vivace plantée dans ces conditions peut consacrer
davantage d’énergie à son enracinement plutôt qu’à
lutter contre la chaleur et la sécheresse. Elle commence
ainsi à s’installer avant l’arrivée de l’hiver et
dispose d’une longueur d’avance lorsque la végétation
reprend au printemps.
Et il y a un autre avantage, particulièrement agréable :
certaines vivaces plantées à l’automne sont justement en
pleine floraison à cette période. On peut donc les
installer au jardin et profiter immédiatement de leurs
couleurs. |
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Planter des vivaces en automne - Méthode |
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Pourquoi planter des vivaces en automne ?
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Planter au printemps reste évidemment possible, mais
l’automne présente des conditions naturelles très
favorables. Au printemps, une plante récemment installée
peut rapidement être confrontée aux premières périodes
de chaleur et avoir besoin d’arrosages fréquents pendant
l’été.
En automne, le stress hydrique est généralement moins
important. Le sol chaud favorise l’émission de nouvelles
racines tandis que les températures plus fraîches
limitent les pertes d’eau par évaporation. Tant que le
sol n’est pas gelé et que les conditions restent
suffisamment douces, l’activité racinaire peut se
poursuivre.
Il faut cependant laisser aux plantes suffisamment de
temps pour commencer leur installation avant les grands
froids. Dans les régions où l’hiver arrive rapidement,
il est préférable de ne pas attendre les toutes
dernières semaines avant le gel permanent du sol. Plus
le climat est froid, plus la plantation automnale doit
être réalisée tôt.
La rusticité de chaque espèce doit également être prise
en considération. Une plante parfaitement adaptée à un
jardin des Vosges, par exemple, ne sera pas
nécessairement assez rustique pour toutes les régions du
Québec. Le principe de plantation demeure excellent,
mais le choix des végétaux doit toujours être adapté à
la zone de rusticité locale. |
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Soleil, ombre ou mi-ombre : observer avant de
planter
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Avant de choisir une vivace, il faut commencer par
regarder le jardin. Une plante magnifique installée au
mauvais endroit risque de végéter, de moins fleurir ou
de demander beaucoup plus d’entretien.
On peut simplifier le jardin en distinguant les secteurs
ensoleillés des secteurs ombragés ou semi-ombragés. Mais
la durée d’ensoleillement n’est pas le seul élément à
considérer. Le moment de la journée pendant lequel la
plante reçoit le soleil a également son importance.
La mi-ombre correspond généralement à une situation où
la plante bénéficie de quelques heures de soleil ou
d’une lumière filtrée pendant une partie de la journée.
Un emplacement protégé du soleil entre environ 13 h et
18 h évite notamment les rayons les plus chauds et les
plus brûlants de l’après-midi.
C’est une situation fréquente au pied d’un mur, près
d’une haie, sous la lumière filtrée d’arbres ou à
proximité de bâtiments. Ces endroits ne doivent surtout
pas être considérés comme des zones où rien ne peut
pousser. Avec les bonnes vivaces, ils peuvent devenir
particulièrement élégants en fin de saison. |
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L’anémone du Japon pour fleurir la mi-ombre en
automne
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Pour réveiller un coin de mi-ombre, l’anémone du Japon
est une vivace particulièrement intéressante. Elle
produit de longues tiges portant des fleurs délicates,
généralement roses ou blanches, qui semblent flotter
au-dessus du feuillage.
Sa floraison apparaît généralement à partir de la fin de
l’été ou en septembre et peut se prolonger en octobre
selon les variétés et les conditions climatiques. C’est
précisément à cette période que beaucoup de plantes
estivales commencent à perdre de leur éclat.
L’anémone du Japon prend alors le relais.
Sa hauteur apporte également de la verticalité aux
massifs. Elle peut être installée en arrière-plan d’une
plate-bande, entre des arbustes ou en groupe pour
produire un effet plus naturel. Ses fleurs légères
donnent du mouvement au jardin et contrastent bien avec
des plantes au feuillage plus dense.
Une fois bien implantée, l’anémone du Japon peut former
progressivement une belle colonie. C’est d’ailleurs un
point à anticiper lors de la plantation : dans un
terrain qui lui convient, certaines variétés peuvent
s’étendre avec vigueur. Il faut donc lui laisser
suffisamment d’espace.
Elle apprécie généralement une terre fertile, humifère
et suffisamment fraîche, mais sans eau stagnante. Un
paillage autour du pied permet de conserver plus
longtemps l’humidité et d’améliorer progressivement la
structure du sol. |
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Anémone du Japon |
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Le liriope muscari : une vivace originale pour
structurer les coins ombragés
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Moins connu que l’anémone du Japon, le liriope muscari
mérite lui aussi une place dans les jardins où le climat
permet sa culture.
Son apparence rappelle celle d’une petite graminée. Il
forme des touffes denses composées de longues feuilles
étroites, vertes et brillantes. Son feuillage peut
rester longtemps décoratif et même persister pendant
l’hiver sous certains climats.
À la fin de l’été et en automne émergent des épis de
petites fleurs violettes, bleu violacé ou parfois plus
claires. Leur forme rappelle celle des muscaris, ce qui
explique son nom.
Le liriope est particulièrement intéressant pour donner
une structure à un secteur de mi-ombre. On peut
l’utiliser en bordure, au pied d’arbustes, dans un
massif ou en répétant plusieurs plants pour créer une
masse végétale uniforme.
Une fois établi dans de bonnes conditions, il demande
relativement peu d’entretien. Il préfère généralement un
sol bien drainé et supporte la mi-ombre ainsi que
certaines situations plus ombragées.
Il faut toutefois être attentif à sa rusticité dans les
régions aux hivers rigoureux. Au Québec notamment, le
liriope n’est pas une vivace adaptée à toutes les zones
climatiques. Dans les secteurs très froids, il vaut
mieux privilégier des vivaces parfaitement rustiques ou
réserver le liriope aux endroits bénéficiant d’un
microclimat particulièrement protégé. |
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LES VIVACES DE SOLEIL ET LA BONNE MÉTHODE DE
PLANTATION
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Les asters : un feu d’artifice de couleurs en fin de
saison
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Du côté ensoleillé du jardin, les asters font partie des
grandes vedettes de la fin de saison. Au moment où
beaucoup de floraisons estivales ralentissent, ils
peuvent produire une véritable explosion de bleu, de
mauve, de violet, de rose ou de blanc.
C’est ce qui les rend si intéressants dans la conception
d’un jardin fleuri : ils permettent de prolonger la
saison au lieu de concentrer toutes les couleurs sur les
mois de juin, juillet et août.
Selon les espèces, les variétés et le climat, leur
floraison peut se poursuivre jusqu’aux premières gelées.
Les asters tardifs possèdent également un intérêt
écologique important. Le nombre de plantes en fleurs
diminue naturellement à mesure que l’automne avance.
Leurs nombreuses fleurs constituent alors une ressource
appréciée par différents insectes pollinisateurs encore
actifs en fin de saison.
Pour obtenir une belle floraison, on choisira
généralement un emplacement bien ensoleillé et un sol
qui ne reste pas constamment détrempé. Il est également
préférable de prévoir dès la plantation la taille adulte
de la variété choisie. Certains asters restent
relativement compacts tandis que d’autres peuvent former
des touffes beaucoup plus imposantes.
Installés en groupe, ils produisent un effet
spectaculaire. Ils peuvent aussi être associés à des
graminées, à des sédums ou à d’autres vivaces tardives
afin de créer une plate-bande qui reste intéressante
jusqu’aux premiers froids. |
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Le sédum ou orpin : une vivace résistante à la
sécheresse
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Autre incontournable du jardin de fin de saison : le
sédum, également connu sous le nom d’orpin. Les grands
orpins d’automne sont particulièrement appréciés pour
leur robustesse et leur capacité à supporter des
périodes relativement sèches une fois bien enracinés.
Leur feuillage épais et charnu leur permet de stocker
une partie de l’eau dont ils ont besoin. Cette
adaptation explique leur bonne résistance à la
sécheresse et en fait des plantes intéressantes pour les
jardins ensoleillés où l’on souhaite limiter les
interventions.
Les grandes inflorescences aplaties évoluent au fil de
la saison. Elles peuvent commencer dans des tons
relativement clairs, devenir roses puis prendre
progressivement des nuances plus soutenues, jusqu’au
rouge brique ou au brun rougeâtre.
Mais leur intérêt ne s’arrête pas lorsque les fleurs
fanent.
Plutôt que de couper systématiquement les tiges à
l’automne, on peut laisser les inflorescences séchées en
place pendant l’hiver. Elles conservent une belle
structure et deviennent particulièrement décoratives
lorsqu’elles sont couvertes de givre ou de neige.
Cette façon de faire permet aussi de conserver davantage
de relief dans un jardin qui serait autrement beaucoup
plus nu pendant la saison froide. Le nettoyage peut
simplement être effectué au printemps avant le
redémarrage de la végétation. |
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Comment planter correctement une vivace en automne ?
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Choisir une belle plante est une chose, mais sa réussite
dépend énormément de la façon dont elle est installée.
La première étape consiste à préparer un trou
suffisamment large. Il est généralement beaucoup plus
utile de travailler en largeur que de creuser
exagérément en profondeur. Un trou d’environ deux à
trois fois la largeur de la motte permet d’ameublir la
terre autour de la plante et facilite la progression des
nouvelles racines.
La profondeur doit en revanche correspondre
approximativement à la hauteur de la motte. Enterrer
trop profondément le collet d’une vivace peut favoriser
l’humidité excessive et compromettre sa reprise.
Une fois la plante sortie de son contenant, il faut
observer les racines. Si elles forment un réseau très
serré et tournent autour de la motte, on peut les
desserrer délicatement avec les doigts. Cette petite
intervention encourage les racines à quitter la forme du
pot et à coloniser la terre environnante.
On place ensuite la motte dans le trou en vérifiant son
niveau. |
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| Le
Sédum |
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Faut-il ajouter du terreau dans le trou de
plantation ?
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Un apport de terreau ou de compost mûr peut être
intéressant lorsque la terre du jardin manque de matière
organique, mais il ne faut pas transformer le trou de
plantation en pot rempli exclusivement de terreau.
L’objectif est que les racines colonisent
progressivement le sol du jardin.
On peut donc mélanger la terre extraite avec une
quantité raisonnable de compost mûr ou de matière
organique adaptée lorsque le sol en a besoin. Dans une
terre déjà fertile et bien structurée, un amendement
important n’est pas toujours nécessaire.
Après avoir remis la terre autour de la motte, on tasse
doucement avec les mains afin d’éliminer les grosses
poches d’air, sans compacter excessivement le sol. |
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Arroser après la plantation, même lorsqu’il pleut
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Voilà un geste simple que l’on oublie parfois en automne
: une vivace nouvellement plantée doit être arrosée
copieusement immédiatement après son installation, même
lorsque la météo annonce de la pluie.
Cet arrosage n’a pas seulement pour fonction d’apporter
de l’eau à la plante. Il permet également à la terre de
se mettre correctement en contact avec les racines et de
réduire les poches d’air autour de la motte.
Une pluie légère n’est pas toujours suffisante pour
humidifier profondément une motte qui était sèche dans
son pot.
Durant les semaines suivantes, il faut surveiller
l’humidité du sol. L’automne réduit les besoins en
arrosage, mais une période sèche reste possible. Une
vivace nouvellement installée ne possède pas encore le
système racinaire d’une plante établie depuis plusieurs
années. |
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Pailler les nouvelles plantations
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Une fois la plantation terminée et la plante bien
arrosée, l’installation d’un paillis apporte plusieurs
avantages.
Il ralentit l’évaporation, protège la surface du sol
contre les variations rapides de température, limite la
germination de certaines herbes indésirables et
contribue, lorsqu’il s’agit d’un paillis organique, à
améliorer progressivement le sol en se décomposant.
Il faut cependant éviter d’accumuler une couche épaisse
directement contre le collet de la vivace. On laisse un
petit espace autour de la base de la plante afin de
maintenir une bonne circulation d’air et de réduire les
risques d’excès d’humidité.. |
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Vivace pour l'ombre : Le liriope muscari |
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Les erreurs à éviter lors d’une plantation automnale
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La première erreur consiste à planter une vivace sans
tenir compte de son exposition. Une plante de soleil
installée dans une ombre trop dense peut produire
beaucoup de feuillage et très peu de fleurs. À
l’inverse, certaines plantes de mi-ombre souffriront
dans un emplacement exposé pendant des heures au soleil
brûlant de l’après-midi.
Il faut aussi éviter de choisir uniquement en fonction
de l’apparence de la plante au moment de l’achat. Sa
hauteur adulte, sa largeur, son besoin en eau, sa
rusticité et son comportement au fil des années sont
tout aussi importants.
Autre erreur fréquente : croire que les pluies
automnales remplacent automatiquement l’arrosage après
la plantation. Tant que les racines ne se sont pas
développées dans le sol environnant, la plante reste
particulièrement dépendante de l’humidité disponible
autour de sa motte.
Enfin, planter trop tard dans une région très froide
peut laisser trop peu de temps à certaines vivaces pour
commencer à s’enraciner. Il faut donc adapter le
calendrier à son climat plutôt que de suivre une date
identique partout. |
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Concevoir un jardin intéressant jusqu’à l’hiver
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Planter des vivaces d’automne permet finalement de
réfléchir au jardin autrement. Un jardin réussi ne
devrait pas nécessairement atteindre son apogée
uniquement en juin ou en juillet.
En combinant des plantes dont les floraisons se
succèdent, on peut maintenir de la couleur et de la
structure pendant une grande partie de l’année.
À la mi-ombre, l’anémone du Japon apporte de la hauteur
et de la légèreté, tandis que le liriope peut former une
structure basse et dense dans les climats où il est
suffisamment rustique.
Au soleil, les asters offrent leur spectaculaire
floraison de fin de saison et les grands sédums prennent
progressivement leurs teintes automnales avant de
conserver leurs inflorescences séchées pendant l’hiver.
On obtient ainsi un jardin qui évolue plutôt qu’un décor
qui disparaît brutalement avec la fin de l’été. |
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CONCLUSION
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Après les chaleurs estivales, le jardin ne s’endort donc
pas immédiatement. Il entre dans une période
particulièrement favorable aux plantations. La terre
encore chaude, les températures plus douces et le retour
des pluies créent d’excellentes conditions pour
permettre aux vivaces de commencer leur enracinement
avant l’hiver.
L’anémone du Japon et, lorsque le climat le permet, le
liriope muscari peuvent transformer les espaces de
mi-ombre. Dans les secteurs ensoleillés, les asters
prolongent les floraisons jusqu’aux premières gelées
tandis que les sédums offrent à la fois résistance à la
sécheresse, couleurs automnales et intérêt décoratif
pendant l’hiver.
Mais quelle que soit la vivace choisie, la réussite
repose toujours sur quelques principes simples :
sélectionner une plante adaptée à l’exposition et au
climat, préparer correctement le sol, travailler un trou
suffisamment large, desserrer les racines lorsque la
motte est très compacte, planter à la bonne profondeur,
arroser généreusement et terminer par un paillage
adapté.
L’intérêt de planter à l’automne est enfin très concret
: on peut profiter immédiatement des floraisons de fin
de saison tout en préparant le jardin de l’année
suivante. Les plantes commencent à prendre possession de
leur nouvel environnement et, après une saison complète
d’installation, elles pourront devenir encore plus
généreuses.
C’est peut-être cela, finalement, le véritable plaisir
des plantations d’automne : pendant que le jardin semble
ralentir, le jardinier prépare déjà le spectacle de
demain. |
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Commentaire du
Journaliste des jardins (Roland Motte) : |
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Jardinage Québec-France : |
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Roland Motte - Le journaliste
des jardins est un jardinier passionné. Auteur de
nombreux ouvrages sur le jardin, il intervient
régulièrement à la radio et sur les réseaux sociaux pour
prodiguer ses conseils. Il est également collaborateur
certifié de Jardinage Bricolage Autosuffisance Recyclage
Québec-France. |
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