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JARDIN POTAGER
Récolter
nettoyer sécher l'ail |
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Résumé de la vidéo et
contenu inédit
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Serge Fortier EPCC (Monsieur Paillis), collaborateur
certifié de
Jardinage Bricolage Autosuffisance Recyclage Québec, se
spécialise dans l'Enseignement du Processus de
Consommation Circulaire (EPCC). Il nous partage, entre
autres, ses nombreuses expériences et connaissances en
nous proposant des méthodes de jardinage écologique en
respect de l'environnement et qui demandent moins
d'efforts aux jardiniers à la maison. |
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Dans cette vidéo, Serge Fortier (Monsieur Paillis)
nous explique comment reconnaître le moment idéal pour
récolter l'ail afin d'obtenir des bulbes bien développés
et faciles à conserver. Il présente sa méthode de
récolte, le nettoyage des bulbes pendant que la terre
est encore humide ainsi que la mise en bottes pour un
séchage efficace. Vous découvrirez également comment
inspecter vos plants afin de limiter la teigne du
poireau et protéger votre récolte. Enfin, il partage ses
conseils pratiques pour réussir le séchage et conserver
l'ail jusqu'à la récolte suivante. Une méthode simple,
éprouvée et adaptée aux jardiniers de tous les niveaux. |
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Contenu de l'article de la vidéo : |
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27 juillet 2021 :
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RÉCOLTER L’AIL AU BON MOMENT, LE NETTOYER ET LE FAIRE
SÉCHER POUR LA CONSERVATION : LA MÉTHODE DE SERGE
FORTIER
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La récolte de l'ail est une étape déterminante qui
influence directement la qualité des bulbes, leur
facilité de conservation et leur durée de stockage.
Récolter quelques jours trop tôt ou, au contraire,
attendre trop longtemps peut faire toute la différence
entre un ail qui se conservera jusqu'à la prochaine
saison et un ail qui commencera rapidement à se
détériorer.
Serge Fortier, alias Monsieur Paillis, partage ici sa
méthode de terrain, développée au fil de nombreuses
années d'expérience. Comme il le mentionne lui-même, il
adapte parfois sa façon de faire selon les
circonstances, mais les grands principes demeurent les
mêmes : récolter au bon stade, manipuler les bulbes avec
soin, éliminer les risques de maladies ou d'insectes et
préparer un séchage qui favorisera une excellente
conservation. |
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Serge Fortier récolte son ail à un moment précis |
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Quand récolter l'ail?
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L'une des questions qui revient le plus souvent chez les
jardiniers est de savoir à quel moment arracher l'ail.
Il n'existe pas une date universelle, puisque tout
dépend de la région, du climat, de la variété cultivée
et même des conditions météorologiques de l'année.
Dans le cas de Serge Fortier, qui jardine en zone 4, la
récolte s'effectue généralement vers la fin juillet.
Toutefois, il insiste sur le fait qu'il faut observer
les plants plutôt que le calendrier.
Le meilleur indicateur est l'état du feuillage.
Selon son expérience, l'ail est prêt lorsque les trois
feuilles du bas sont complètement jaunies ou commencent
sérieusement à jaunir.
Cette observation est beaucoup plus fiable qu'une date
inscrite au calendrier.
Chaque feuille verte correspond à une enveloppe
protectrice autour du bulbe. Lorsque trois feuilles sont
sèches, il reste encore suffisamment d'enveloppes pour
assurer une excellente conservation tout en permettant
aux caïeux d'avoir atteint leur plein développement. |
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Pourquoi ne faut-il pas attendre trop longtemps?
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L'erreur la plus fréquente consiste à vouloir laisser
grossir les bulbes quelques jours de plus.
En réalité, cette attente peut produire l'effet inverse.
Lorsque l'ail demeure trop longtemps en terre : |
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- les enveloppes protectrices commencent à se
dégrader;
- les caïeux deviennent visibles;
- le bulbe s'ouvre;
- la conservation devient beaucoup plus difficile;
- les risques de maladies augmentent.
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Un bulbe ouvert est beaucoup plus vulnérable à la
déshydratation et aux moisissures.
Il perd également de sa valeur pour la plantation de
l'automne suivant.
À l'inverse, une récolte légèrement hâtive demeure
souvent préférable à une récolte beaucoup trop tardive. |
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Observer les feuilles plutôt que les bulbes
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L'un des grands conseils de Serge Fortier est de
toujours observer le feuillage.
Lorsque les feuilles du bas jaunissent progressivement
et que les feuilles supérieures demeurent encore vertes,
l'ail arrive exactement au bon stade.
Cette méthode est simple, fiable et facilement
applicable dans tous les potagers.
Elle évite de devoir arracher plusieurs bulbes pour
vérifier leur développement.
Avec l'expérience, un simple coup d'œil au feuillage
permet de déterminer le meilleur moment pour intervenir. |
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Comment récolter correctement les bulbes
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Une fois le bon stade atteint, Serge Fortier arrache
simplement les plants.
Dans un sol meuble, cette opération se fait généralement
facilement.
Lorsque la terre est plus compacte, il est préférable
d'utiliser une fourche-bêche afin d'éviter de blesser
les bulbes.
Les blessures constituent une porte d'entrée idéale pour
les maladies et réduisent considérablement la durée de
conservation.
Une fois les plants retirés du sol, Serge procède
immédiatement à quelques opérations qui faciliteront
énormément la suite du travail. |
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Coupage des racines du bulbe d'ail |
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Couper les racines et raccourcir le feuillage
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Contrairement à plusieurs méthodes où l'on laisse le
plant entier, Serge Fortier préfère raccourcir
immédiatement les racines ainsi qu'une bonne partie du
feuillage.
Cette étape présente plusieurs avantages : |
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- moins de feuillage encombrant;
- manipulation plus facile;
- nettoyage simplifié;
- préparation plus rapide des bottes destinées au
séchage.
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Il précise toutefois qu'il adapte parfois cette méthode
selon son organisation de travail.
Certaines années, il conserve davantage de feuillage;
d'autres années, il le raccourcit davantage.
L'important demeure de conserver une longueur suffisante
de tige pour permettre le futur séchage. |
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Trempage et nettoyage des bulbes d'ail |
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Pourquoi conserver les bulbes humides avant le
nettoyage?
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Il s'agit probablement du conseil le plus original
présenté dans cette vidéo.
Au lieu de laisser sécher immédiatement les bulbes
recouverts de terre, Serge les dépose dans une brouette
contenant de l'eau de 3 à 5 heures.
Selon lui, cette méthode facilite énormément le
nettoyage.
Lorsque la terre sèche directement sur les bulbes, elle
adhère fortement aux enveloppes et devient beaucoup plus
difficile à retirer sans endommager celles-ci.
En gardant les bulbes humides, la terre demeure souple
et s'enlève très facilement quelques instants plus tard.
Il précise qu'une brouette convient parfaitement à sa
production d'environ 400 bulbes, mais qu'un baril, une
chaudière ou tout autre contenant rempli d'eau peut très
bien convenir selon la quantité récoltée.
L'objectif n'est pas de faire tremper les bulbes pendant
plusieurs jours, mais simplement d'éviter que la terre
ne sèche avant le nettoyage. |
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Une méthode adaptée aux grandes récoltes
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Produire plusieurs centaines de bulbes oblige souvent à
développer une méthode efficace.
Dans le cas de Serge Fortier, le travail est organisé
par étapes : |
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- récolte;
- taille des racines;
- réduction du feuillage;
- entreposage temporaire dans l'eau;
- nettoyage;
- mise en bottes;
- séchage.
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Cette organisation limite les manipulations inutiles et
permet de traiter rapidement une grande quantité d'ail.
Même pour un petit potager familial, cette approche
demeure très intéressante puisqu'elle simplifie le
travail tout en améliorant la qualité finale des bulbes. |
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Profiter de la récolte pour inspecter les insectes
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La récolte constitue également un excellent moment pour
inspecter chaque bulbe.
Serge attire particulièrement l'attention sur un
ravageur bien connu : la teigne du poireau.
En observant attentivement les tiges, il découvre
parfois une pupe brunâtre logée près du feuillage.
Cette pupe représente le stade de transformation de la
larve qui deviendra ensuite un papillon.
Même lorsqu'on utilise un filet anti-insectes, il peut
arriver que quelques individus réussissent malgré tout à
s'introduire dans la culture.
Aucun système de protection n'est parfait.
Heureusement, une simple inspection lors de la récolte
permet souvent d'éliminer ces insectes avant qu'ils
poursuivent leur cycle. |
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Comment reconnaître une attaque de teigne du poireau
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La présence d'une petite pupe brunâtre près de la base
des feuilles constitue l'un des signes les plus faciles
à identifier.
Lorsque Serge en découvre une, il recommande simplement
de l'écraser immédiatement.
Ce geste simple participe directement à la réduction de
la population de l'insecte.
Moins il y aura de pupes survivantes, moins il y aura de
papillons capables de pondre lors des prochaines
générations.
Cette intervention ne remplace évidemment pas les autres
méthodes de prévention, mais elle constitue un excellent
complément à la lutte intégrée. |
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Les filets anti-insectes demeurent la meilleure
prévention
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Même si quelques insectes réussissent parfois à passer,
Serge rappelle qu'il protège sa culture avec un filet
anti-insectes.
Cette protection demeure aujourd'hui l'une des méthodes
les plus efficaces contre la teigne du poireau.
Le filet agit comme une barrière physique empêchant les
papillons de venir pondre directement sur les plants.
Il doit toutefois être installé avant l'arrivée des
adultes et demeurer bien fermé afin d'éviter toute
ouverture accidentelle.
Même avec cette protection, une inspection régulière
demeure toujours recommandée.
La vigilance du jardinier complète l'efficacité du
filet. |
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Une récolte saine malgré quelques insectes
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Dans son cas, Serge précise que les quelques attaques
observées n'ont causé aucun dommage important.
Les larves ne se sont pas rendues jusqu'aux bulbes.
Tous les bulbes demeurent parfaitement sains et pourront
être conservés sans problème.
Cette observation rassure plusieurs jardiniers qui
s'inquiètent dès qu'ils aperçoivent quelques traces
d'insectes.
Une faible présence ne signifie pas nécessairement que
toute la récolte est compromise.
L'important est d'intervenir rapidement, d'éliminer les
insectes observés et de maintenir de bonnes pratiques
culturales. |
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Nettoyer les bulbes avant le séchage
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Une fois toute la récolte terminée, Serge Fortier passe
immédiatement à l'étape du nettoyage.
Les bulbes sont toujours conservés dans la brouette
remplie d'eau afin que la terre demeure humide. Cette
méthode permet d'éviter que la terre ne durcisse sur les
enveloppes extérieures.
Le nettoyage devient alors extrêmement simple.
À l'aide d'un simple linge, il suffit de frotter
délicatement chaque bulbe.
La terre se détache facilement sans qu'il soit
nécessaire d'utiliser une brosse rigide ou un jet d'eau
puissant.
Cette opération présente plusieurs avantages : |
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- les bulbes sont beaucoup plus propres;
- les enveloppes protectrices demeurent intactes;
- la manipulation est plus rapide;
- le séchage s'effectue dans de meilleures
conditions;
- l'ail sera plus agréable à manipuler en cuisine
durant toute l'année.
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Le nettoyage doit toutefois demeurer délicat. Il ne faut
pas retirer les pellicules protectrices qui entourent
naturellement les caïeux. Ces enveloppes jouent un rôle
essentiel dans la conservation de l'ail. |
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Faut-il absolument laver les bulbes?
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Il existe plusieurs écoles de pensée concernant le
lavage de l'ail.
Certaines personnes préfèrent laisser la terre sécher
avant de la retirer.
D'autres ne nettoient pratiquement pas leurs bulbes.
Serge Fortier rappelle qu'il ne s'agit pas d'une
obligation.
Selon lui, chacun peut adapter sa méthode à sa réalité.
L'avantage de nettoyer immédiatement est surtout
pratique. Lorsque les bulbes sont utilisés plusieurs
mois plus tard, ils sont déjà propres et prêts à entrer
en cuisine.
Il n'est plus nécessaire de manipuler de la terre sèche
dans la maison. |
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Trier les variétés pendant le nettoyage
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Le nettoyage constitue également un excellent moment
pour effectuer un premier tri.
Lorsque Serge remarque une variété différente, il la met
immédiatement de côté.
Cette habitude présente plusieurs avantages : |
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- conserver les variétés séparées;
- faciliter le choix des meilleurs bulbes destinés
à la plantation;
- mieux comparer les performances des différentes
variétés;
- simplifier l'entreposage.
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Pour les jardiniers qui cultivent plusieurs cultivars
d'ail, cette étape permet également d'évaluer lesquels
ont produit les plus gros bulbes, lesquels se conservent
le mieux et lesquels sont les plus adaptés aux
conditions locales. |
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Attacher les plants d'ail en paquets |
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Former des bottes de dix bulbes
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Une fois les bulbes propres, Serge les regroupe en
bottes de dix.
Ce nombre facilite énormément la manipulation.
Chaque botte est facile à compter, à suspendre et à
transporter.
Cette façon de procéder permet aussi d'évaluer
rapidement les quantités récoltées.
Par exemple : |
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- 10 bottes correspondent à 100 bulbes;
- 20 bottes représentent 200 bulbes;
- 40 bottes représentent environ 400 bulbes.
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Cette méthode est particulièrement pratique lorsqu'on
produit une grande quantité d'ail. |
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Quelle ficelle utiliser?
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Pour attacher les bottes, Serge utilise simplement de la
ficelle.
Il précise que plusieurs matériaux peuvent convenir : |
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- ficelle agricole;
- corde à foin;
- corde de coton;
- autre ficelle suffisamment résistante.
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L'important est qu'elle supporte facilement le poids des
bulbes pendant plusieurs semaines.
Aucun matériel spécialisé n'est nécessaire.
Une solution simple et économique fonctionne
parfaitement. |
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Pourquoi avoir raccourci les feuilles auparavant?
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Le fait d'avoir raccourci les feuilles directement au
jardin facilite énormément la confection des bottes.
Il y a moins de feuillage qui s'entremêle.
Les bottes deviennent plus compactes.
Elles prennent également moins de place pendant le
séchage.
Serge mentionne d'ailleurs que cette façon de faire est
relativement récente dans sa méthode.
Comme plusieurs jardiniers expérimentés, il continue
d'ajuster certains détails d'année en année afin de
simplifier son travail.
Cette capacité d'adaptation est d'ailleurs une
excellente leçon en jardinage : il n'existe pas toujours
une seule bonne méthode. |
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Suspendre l'ail pour un séchage optimal
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Une fois les bottes attachées, elles sont suspendues
dans le garage.
Serge utilise tout simplement des clous installés dans
le mur.
Chaque botte est accrochée individuellement.
L'objectif est de permettre une bonne circulation de
l'air autour de tous les bulbes.
Cette circulation d'air est essentielle.
Un séchage trop lent ou effectué dans un endroit mal
ventilé augmente les risques de moisissures.
À l'inverse, un endroit bien aéré favorise un séchage
uniforme des tiges et des enveloppes. |
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Combien de temps faut-il faire sécher l'ail?
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Selon Serge Fortier, il faut prévoir plusieurs semaines
de séchage.
En règle générale, une période d'environ trois semaines
permet d'obtenir un excellent résultat.
Durant cette période : |
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- les tiges deviennent complètement jaunes;
- les enveloppes finissent de sécher;
- les racines cessent toute activité;
- l'humidité interne diminue graduellement.
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Il est préférable d'être un peu trop patient que de
ranger un ail encore humide.
Un ail insuffisamment séché risque davantage de
développer des moisissures pendant l'entreposage. |
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Comment savoir que le séchage est terminé?
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Plusieurs indices permettent de vérifier que les bulbes
sont prêts.
Les tiges deviennent complètement sèches.
Les enveloppes extérieures prennent une texture papier.
Les racines sont également bien sèches.
Le bulbe paraît ferme sous les doigts.
Lorsque ces critères sont réunis, l'ail est prêt pour
l'entreposage de longue durée. |
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Tailler les tiges après le séchage
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Une fois le séchage terminé, Serge coupe les tiges.
Il laisse environ un pouce de tige au-dessus du bulbe.
Cette longueur protège encore le bulbe tout en
facilitant son rangement.
Les racines peuvent également être raccourcies si ce
n'est pas déjà fait.
L'ail est alors propre, compact et prêt à être entreposé
pendant plusieurs mois. |
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Les meilleures conditions d'entreposage
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L'entreposage joue un rôle aussi important que la
récolte elle-même.
Même un ail parfaitement récolté peut se conserver très
peu de temps si les conditions sont mauvaises.
Serge recommande simplement une pièce fraîche de la
maison.
La température idéale se situe approximativement entre
10 et 20 °C.
Il mentionne également qu'une humidité supérieure à
environ 50 % aide à limiter une déshydratation trop
rapide.
L'endroit doit également être bien ventilé et à l'abri
du soleil.
Il vaut mieux éviter les sacs de plastique hermétiques
qui retiennent l'humidité et favorisent le développement
des moisissures.
Des paniers ajourés, des cageots, des filets ou des
clayettes permettent une meilleure circulation de l'air. |
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Séchage et conservation de l'ail |
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Faut-il conserver l'ail au réfrigérateur?
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Dans la majorité des cas, non.
Le réfrigérateur présente une température et une
humidité qui peuvent favoriser une reprise de croissance
lorsque les bulbes sont ensuite remis à température
ambiante.
Pour un ail destiné à la consommation courante, une
pièce fraîche, sèche et bien ventilée demeure
généralement la meilleure option.
Seules les gousses déjà pelées ou l'ail haché
nécessitent un mode de conservation différent. |
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Peut-on conserver son ail pendant un an?
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Oui, lorsqu'il est bien récolté, correctement séché et
entreposé dans de bonnes conditions.
Serge explique qu'il lui reste souvent encore de l'ail
de l'année précédente au moment où arrive la nouvelle
récolte.
Les bulbes demeurent alors parfaitement comestibles.
Cette longue durée de conservation constitue l'un des
grands avantages de l'ail cultivé au potager.
Elle permet de produire une seule récolte annuelle tout
en profitant d'un approvisionnement continu jusqu'à la
saison suivante. |
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Une méthode qui évolue avec l'expérience
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Un aspect particulièrement intéressant de la vidéo est
la philosophie de Serge Fortier.
Il explique ouvertement qu'il modifie parfois certains
détails de sa méthode.
Certaines années, il raccourcit davantage les tiges.
D'autres années, il utilise une machine à pression pour
nettoyer les bulbes plutôt qu'une brouette remplie
d'eau.
Cette souplesse est caractéristique des jardiniers
expérimentés.
Les principes fondamentaux demeurent les mêmes, mais la
façon de les appliquer peut évoluer selon : |
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- le temps disponible;
- la quantité d'ail produite;
- les outils disponibles;
- les installations;
- les objectifs recherchés.
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Le jardinage est avant tout une pratique d'observation
et d'amélioration continue. |
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Les erreurs les plus fréquentes lors de la récolte
et du séchage
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Pour obtenir une récolte de qualité, il est préférable
d'éviter certaines erreurs courantes : |
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- attendre que toutes les feuilles soient
complètement sèches avant de récolter;
- blesser les bulbes en les arrachant;
- laisser sécher la terre sur les bulbes avant le
nettoyage;
- retirer les enveloppes protectrices;
- faire sécher les bottes dans un endroit humide
ou mal ventilé;
- ranger l'ail avant qu'il soit complètement sec;
- conserver les bulbes dans des contenants
hermétiques;
- négliger l'inspection des plants pour détecter
la présence de la teigne du poireau.
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En évitant ces quelques erreurs, la qualité de
conservation augmente considérablement. |
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CONCLUSION
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Serge Fortier alias Monsieur Paillis nous démontre
qu'une bonne récolte d'ail ne repose pas uniquement sur
le moment où l'on arrache les bulbes, mais sur
l'ensemble des gestes qui suivent. Observer le
jaunissement des trois feuilles inférieures, récolter
avant que les caïeux ne s'ouvrent, nettoyer les bulbes
pendant que la terre est encore humide, inspecter chaque
plant pour détecter la présence de la teigne du poireau,
former des bottes bien aérées et respecter un séchage
complet sont autant d'étapes qui contribuent à une
conservation exceptionnelle.
Au-delà de la technique, cette méthode illustre
parfaitement l'approche de Serge Fortier : observer les
plantes, adapter ses pratiques selon les conditions de
l'année, rester ouvert aux améliorations et privilégier
des solutions simples, efficaces et accessibles. Grâce à
ces conseils issus de nombreuses années d'expérience sur
le terrain, il est tout à fait possible de produire un
ail de grande qualité, capable de se conserver jusqu'à
la récolte suivante tout en conservant sa saveur, sa
fermeté et son pouvoir germinatif pour les prochaines
plantations. |
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Collaborateur de
Jardinage Québec : |
Serge Fortier EPCC est
environnementaliste, consultant en jardinage
écologique, auteur, conférencier, formateur et collaborateur certifié de Jardinage Bricolage
Autosuffisance Recyclage Québec. |
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Catégorie :
Conseils au jardin potager |
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